Je crois profondément que l’endroit d’où l’on vient impacte d’une façon où d’une autre notre inconscient. Je suis marquée du sceau de mes origines, de ma culture, en moi circulent des informations et des énergies qui viennent des Terres Guadeloupéennes. La commune d’où je viens s’appelle Vieux-Habitants (non il n’y a pas que des vieux). Elle est nichée sur la Côte sous le vent et baignée de la mer des Caraïbes.

Cette mer ma accueilli dans ces flots dès mon plus jeune age et ces plages de sable noir ont été mes premiers aires de jeux. Vieux- Habitants n’est en rien l’un de ces endroits de carte postale où palmiers et sable blanc composent le paysage, c’est beaucoup plus. C’est une âme.Mes souvenirs me ramènent à une épicerie que gérait ma grand-mère à Navaraine dans le carrefour de Beaugendre, point de rencontre des hommes qui venaient y boire leur verre de rhum en invoquant les défunts entre deux blagues salaces et un débat politique. J’y ai commis mes premiers larcins car c’est à cet endroit que j’ai chapardé mes premiers bonbons. Je pense que Mamie Simone (ma grand-mère) le savait mais ne m’en tenait pas rigueur. C’était une femme forte, une de ces femmes dont la vie n’a été que souffrance à cause d’un mari volage et alcoolique parti trop tôt, mais jamais je ne l’ai vu en colère et même lorsque je faisais une bêtise, ses réprimandes étaient teintés d’amour.

Vieux-Habitants, c’est aussi ses plages ! A mes yeux elles sont magnifiques, composées d’un sable noir brillant elle fait le bonheur des locaux. La plage de la Voute et celle de Simaho ont été le théâtre de mes premiers flirts, de mes premiers chagrins mais aussi le point de rencontre entre la mer et mes enfants. La beauté du paysage, je la vois notamment dans leurs yeux émerveillés à chaque fois qu’il foulent le sable brûlant de ces plages.Si je parle de cet endroit, c’est tout simplement parce que je prends chaque jour conscience de la femme que je suis. Je suis une femme spirituelle, une Guadeloupéenne, une Habissoise.

De nombreuses fois, au cœur de la vallée de Beaugendre, je suis entrée en communion avec la nature sauvage et tropical du lieu, comme si ces lieux voulaient me dicter le chemin de vie à suivre, mais je restais non réceptive à leurs énergies. Aujourd’hui, mes nombreuses médiations me ramènent à ce lieu et pour les connaisseurs, il se situe au delà du château d’eau près de la petite source où l’eau sans pesticide désaltère les randonneurs.

En fermant les yeux, je peux entendre le doux chant de la rivière, cette même rivière qui lors du cyclone Maryline est sortie de son lit et a dévasté de nombreuses habitations. J’aime la comparer à une femme, un être fort et puissant pourtant capable d’une extrême douceur. La Vallée de Grande Rivière n’est pas en reste, et je défis quiconque de trouver un paysage authentique comparable.Lorsque je dis que je suis Guadeloupéenne et que je précise que je viens de Vieux-Habitants, les mines se crispent. Pour les métropolitains ce lieux est inconnu car la Guadeloupe se résume à Point à Pitre, Gosier et Saint-Anne, endroit certes merveilleux ; et pour les guadeloupéens cet endroit et vu comme un lieux où Internet et l’eau courante n’aurai pas encore fait leur apparition. Je vous rassure, il y a même l’électricité et l’étendu de sa flore ne dérange en rien les Habissois.Je sais qu’il est difficile parfois pour la jeune génération d’assumer qui l’on est et d’où l’on vient, mais je peux vous assurer que pour moi être de ce petit coin de la Guadeloupe entre mer et Volcan fait de moi une personne qui brille dans le champs de ses potentialités. Chacun d’entre nous arrivons sur cette Terre avec une carte génétique mais aussi une carte spirituelle et Vieux-Habitants est de ce fait inscrite sur ma carte spirituelle de part son son histoire mais aussi celle de ma famille.

Je me vois vivre à bien des endroits sur cette Terre, mais je ne me vois mourir nul par ailleurs.Si un jour vous passez par là, faites le en conscience en pensant à tout ce que j’ai écris. Saluez ce carrefour de Beaugendre, lieu de nombreux de mes souvenir, prenez un bain sur l’une des plages habissoises, méditez et communiez avec la nature au milieu de l’une de ces Vallées et saluez les commerçants du centre ville ( du Bourg comme on dit chez nous) vous y ferez la connaissance de ma mère.

Un commentaire sur « Confidence sur mes origines »

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